Le COVID-19 et la propagation des fake news

En Inde, 200 millions de personnes ont été touchées. Tout comme Boris Johnson, le Premier ministre britannique. L’Afrique du Sud en également a été victime. L’Iran aussi.

Nous parlons bien évidemment de la propagation de la désinformation (soit la diffusion délibérée de fausses informations en tant que faits « crédibles ») pendant la crise mondiale du COVID-19. Certains commentateurs ont même créé un terme pour décrire l’avalanche de fake news ayant accompagné la pandémie : la « désinfodémie ».

La vitesse de diffusion de ces fausses informations a causé de nombreuses inquiétudes : selon l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), le phénomène mettrait des vies en jeu. La démystification est en effet l’un des principaux messages derrière la campagne de santé publique des Nations Unies concernant le COVID-19. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a déclaré : « Le principal ennemi auquel nous sommes actuellement confrontés n’est pas le virus lui-même. Ce sont la peur, les rumeurs et la stigmatisation. »

Réseaux sociaux : le mal et le remède

Bien que l’interconnectivité présente de nombreux avantages, les réseaux sociaux sont aujourd’hui le principal responsable de la propagation des fake news. Dans un article publié en 2017, Trolls, Bots and Fake News: The Dark and Mysterious World of Social Media Manipulation, Newsweek rapportait que de faux comptes sur les réseaux sociaux pouvaient produire jusqu’à 1 000 publications par jour.

Heureusement, les réseaux sociaux pourraient également constituer le remède à l’infection causée par les fake news. Pourquoi ? Fin 2019, 55 % des Américains indiquaient s’informer sur les réseaux sociaux de manière fréquente ou occasionnelle. De nombreux résidents d’Europe de l’Ouest s’informent également via les réseaux sociaux, Facebook en tête. Qu’on le veuille ou non, les réseaux sociaux sont un moyen de communication de masse de plus en plus efficace.

Le rôle des professionnels de la communication

Barbara Gray, professeure agrégée et directrice de la bibliothèque de l’école de journalisme de l’université de la ville de New York (CUNY), qualifie la vérification des faits « de compétence de survie civique et de devoir à l’ère post-vérité ». Suite à la pandémie, c’est désormais une évidence.

Lorsque les professionnels de la communication font référence à des contenus en vue d’une large diffusion publique, ils doivent prendre très au sérieux la fiabilité de leurs sources et de leurs données et, dans une certaine mesure, être prêts à les défendre. Cela est particulièrement vrai pour les fonctions qui servent elles-mêmes de source d’informations aux journalistes. Voici plusieurs manières d’éviter le piège de la mésinformation ou de la désinformation.

  1. Vérifiez les faits comme un bibliothécaire : Barbara Gray dispense des conseils vous permettant de vérifier les faits comme un professionnel dans le guide de lutte contre les fake news de Nexis Solutions. L’un de ses conseils ? Si une information semble incroyable, il y a de fortes chances pour qu’elle le soit littéralement. Fiez-vous à votre intuition et à votre matière grise. Commencez par vous poser cinq questions simples :
    • Qui en parle ?
    • Comment le sait-il ?
    • Est-il objectif ?
    • L’information est-elle reprise par des sites fiables ?
    • De quoi ne suis-je pas au courant ?
  2. Déterminez la crédibilité de la source : Internet regorge d’informations potentiellement éclairantes de sources dont vous n’avez jamais entendu parler auparavant. La vérification mentionnée plus haut ne garantit cependant pas la validité et la crédibilité de l’éditeur en question. Cela concerne particulièrement les recherches d’informations effectuées sur des réseaux sociaux tels que Twitter. Observez attentivement l’extension du site web où se trouve initialement l’information : se termine-t-elle bien par par .com, .org, .edu, .gov ou un suffixe spécifique à un pays tel que .fr (France) ou .mc (Monaco) ?

  3. Cultivez de la confiance : les outils de recherche tels que Nexis® et Nexis Newsdesk™ peuvent déterminer si une information est fiable ou a été publiée par une source crédible. Afin de de gagner en confiance pour créer vos recherches et rapports, il est nécessaire de trouver et citer des preuves ne provenant uniquement pas des médias d’information. Les bases de données sous licence peuvent vous fournir des informations relatives aux entreprises, des informations juridiques et autres informations qui ne sont pas facilement accessibles lors d’une simple recherche sur le Web. Ce niveau de recherche approfondie, qui va au-delà de Google, peut vous aider à développer de la confiance en vos données. C’est un facteur essentiel lorsqu’il s’agit de stopper la propagation des fake news.

Quel avenir pour les fake news ?

Comme les exemples cités en début d’article le démontrent, rien de tel qu’une pandémie globale effrayante pour faire ressortir le pire de l’humanité : entre ceux qui en profitent pour vendre de faux médicaments et moyens de prévention, ceux qui abusent des âmes charitables et ceux qui diffusent des fake news potentiellement dangereuses. Tout espoir n’est cependant pas perdu.

Facebook tente notamment de stopper la propagation des fake news en informant les utilisateurs ayant interagi avec de faux contenus. Le géant des réseaux sociaux redirige les utilisateurs concernés vers les informations crédibles provenant de sources telles que l’Organisation mondiale de la santé. Les professionnels de la communication peuvent en faire de même, avec un peu de due diligence et les bons outils à leur disposition.

Pour aller plus loin :

  1. Découvrez comment Nexis® et Nexis Newsdesk™ peuvent vous aider à identifier rapidement les informations pertinentes dont vous avez besoin pour prendre les meilleures décisions stratégiques possibles.
  2. Consultez régulièrement notre blog pour rester au fait des dernières actualités et informations relatives à la veille média et aux recherches documentaires.
  3. Partagez ce blog avec vos collègues et vos contacts pour entretenir le débat.

S'inscrire à la Newsletter

Flux RSS

blog-rss-feed

Les articles les plus populaires