Cas n°5 : identifier et surveiller les risques environnementaux

Dans ce cinquième billet consacré à la méthodologie PESTEL dans le domaine de la surveillance des risques, nous examinerons la seconde dimension « E » de ce modèle pour risque « Environnemental ».

« Le risque est comme le feu : s’il est contrôlé il vous aidera, s’il n’est pas contrôlé il grandira et vous détruira » Theodore Roosevelt.

Les mots ci-dessus bien que prononcés il y a plus d’un siècle par le président Theodore Roosevelt, sont toujours d’actualité. Cependant contrôler le risque n’équivaut pas à son élimination car on entend par gestion du risque l’adaptation dynamique et maîtrisée en fonction des changements de circonstances. Pour un processus résilient de gestion du risque – au sein de votre chaîne d’approvisionnement mais également au sein de l’entreprise dans son ensemble – il est essentiel que votre organisation mette en place une surveillance permanente et ciblée afin d’être en mesure d’identifier rapidement les signaux d’avertissement.

Quels facteurs prendre en compte pour surveiller les risques environnementaux ?

Au sens large, le risque environnemental peut s’appliquer à tous les facteurs externes pouvant potentiellement avoir un impact sur l’entreprise. Dans le contexte d’une surveillance PESTEL des risques, le risque environnemental est d’avantage axé sur l’environnement physique. Voici quelques exemples de facteurs environnementaux qui peuvent affecter l’entreprise :

Climat, phénomènes météorologiques et catastrophes naturelles : La mondialisation – appliquée particulièrement au sein des chaînes d’approvisionnement – associe les entreprises à un éventail beaucoup plus large de climats et phénomènes météorologiques. Ainsi, une catastrophe naturelle peut sérieusement perturber les activités d’une chaîne d’approvisionnement. Les tremblements de terre au Japon en avril 2016 ont forcé Toyota à suspendre la production dans ses usines à travers le pays pour cause de pénurie de pièces.

Changement climatique : Bien que le changement climatique ait la capacité d’augmenter considérablement le risque environnemental au sein d’une chaîne d’approvisionnement, il est souvent négligé car il semble évoluer lentement. Cependant le changement climatique est directement lié à la faible ou non-disponibilité des matières premières, comme par exemple les pénuries d’eau ou d’énergie. Il est également associé à l’amplification de la puissance des phénomènes météorologiques tels que les ouragans, les tempêtes de neige ou les incendies – qui peuvent perturber les opérations et le transport des marchandises de manière conséquente – plongeant ainsi les chaînes d’approvisionnement dans le chaos.

Pollution : De nombreuses organisations expatrient certaines de leurs activités de production dans des pays en développement, où les réglementations sur la pollution sont beaucoup plus souples. Et lorsque les consommateurs et les médias s’en aperçoivent, les entreprises concernées sont confrontées à de graves problèmes de réputation. On se souvient du bad buzz médiatique affectant des grandes marques de mode comme H&M et Marks&Spencer plus tôt cette année, parce qu’elles s’approvisionnaient en textile dans des usines très polluantes au Bengladesh et en Chine. Lors d’un discours de remise du prix environnemental Riverkeeper, la créatrice américaine de vêtements Eileen Fisher a ainsi admis que « l’industrie du vêtement est le deuxième plus grand pollueur au mode … juste derrière le pétrole ».

Disponibilité des matériaux non-renouvelables : Lorsqu’il y a une pénurie ou un excédent de matériel non-renouvelable, les organisations sont confrontées à un certain nombre de risques. Les compagnies pétrolières – par exemple – font face à de sérieux risques stratégiques lorsque le produit excédentaire fait baisser les prix. Mais de l’autre côté, un grand nombre d’entreprises font face à un risque financier beaucoup plus important en cas de pénurie de pétrole et donc de hausse de prix, sans parler des potentielles perturbations de transport ou des activités de production en cas de faible disponibilité de l’énergie.

Réglementation : Avec l’accélération du changement climatique et la nécessité de lutter contre la pollution dans les économies émergentes, l’environnement réglementaire ne cesse d’évoluer. Les organisations ont donc besoin de visibilité sur les activités législatives et les lois susceptibles d’accroitre leur exposition aux risques.

Gagner en visibilité en appliquant la méthodologie PESTEL à votre processus de surveillance des risques

Le climat est généralement un facteur connu et il est parfois possible d’anticiper les risques environnementaux sans un processus de surveillance continu. Par exemple les organisations cherchant à s’étendre aux Emirats Arabes Unis sont certainement bien informées et préparées quant aux défis liés aux opérations dans un climat chaud et aride. Les événements liés aux conditions météorologiques peuvent être eux aussi prévisibles. Les organisations ayant des opérations ou des fournisseurs dans des zones côtières comprennent qu’elles sont confrontées à un risque saisonnier et ont mis en place un plan d’action pour faire face à un potentiel ouragan. Cependant, à mesure que le changement climatique progresse, les facteurs connus deviennent moins prévisibles. C’est là que qu’une surveillance continue du risque environnemental peut aider.

L’inter-connectivité de la géopolitique, de la technologie, de l’économie, de la société, du climat et bien plus encore signifie qu’un risque est de plus en plus susceptible d’influencer les autres. Comme l’explique le média spécialisé dans les risques Brink, « quand un risque connu – les ouragans – se heurte à un risque émergent – les marrées montantes – le résultat n’est pas évident à prévoir. Ainsi, en anticipant les risques émergents, on gagne en capacité de prédiction des potentiels résultats lorsque les risques se recoupent ».

Comment gagner en visibilité sur les facteurs qui peuvent représenter un risque pour votre entreprise 

LexisNexis Entity Insight est un outil qui aide les entreprises à garder un œil sur les facteurs PESTEL les plus sujets à présenter un risque pour leurs activités, qu’ils soient politiques, économiques, socioculturels, technologiques, environnementaux ou légaux. Cette approche personnalisée de gestion du risque contribue à éliminer la surcharge d’informations permettant ainsi aux organisations de détecter plus rapidement les signaux d’alerte et de réagir de manière proactive face aux risques de réputation, de réglementation, financiers et stratégiques. En savoir plus.

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