Ce n'est pas ma tasse de thé

Les gens boivent du thé partout dans le monde. Après l'eau, le thé est la boisson la plus populaire avec plus de 3 milliards de tasses consommées chaque jour dans le monde. En effet la consommation mondiale a augmenté de 60 % au cours de ces 20 dernières années et ce chiffre devrait continuer à augmenter.

Mais quel lien entre le thé et le trafic d'êtres humains ?

Le thé vient de la plante Camellia Sinesis. En majorité il est produit dans des grandes plantations et parfois sur des parcelles de terre beaucoup plus petites, par de petits exploitants agricoles. On se demande alors comment cette boisson finit-elle dans votre tasse ?

Vous pourriez avoir acheté votre thé au bout d'une longue chaine d'approvisionnement, constituée de nombreuses étapes, mais c'est sur les plantations, principalement en Inde au Kenya et au Sri Lanka, là où le thé est cultivé et récolté, qu'il y a un vrai problème de traite de personnes. Les gens qui vivent et qui travaillent dans les plantations sont exposés à de mauvaises conditions de vie et à des faibles salaires, ce qui les rendent vulnérables face aux trafiquants. De tous les pays producteurs de thé, l'accent médiatique a été mis principalement sur le problème de trafic d'êtres humains dans les plantations indiennes.

"Le Bengale occidental continue d'être source de victimes de la traite des personnes, avec d'avantage d'enfants soumis à l'esclavage sexuel dans des petits hôtels, des véhicules, des huttes, des résidences privées que dans les quartiers rouges traditionnels" indique le rapport 2015 du gouvernement américain que la traite des personnes.

Puisque la pauvreté et la faible qualité de vie sont des facteurs qui contribuent fréquemment au trafic d'êtres humains, LexisNexis BIS et STOP THE TRAFFIK ont examiné dans ce rapport les conditions des travailleurs de thé au Kenya et au Sri Lanka, ainsi qu'en Inde.

Consultez le rapport

Corruption dans l'industrie du thé by LexisNexis BIS